La neuvaine à l’Esprit Saint commence vendredi le 15 mai. Elle sera une occasion de demander au Seigneur les grâces d’un renouveau dans notre vie spirituelle.
Il y a une personne sur qui l’Esprit Saint s’est répandu en profusion. C’est la Vierge Marie. Marie connait le secret de l’Esprit Saint et veut nous le communiquer.
Comme neuvaine, nous pouvons tout simplement décider de faire successivement 09 chapelets. D’autant plus que nous sommes le mois de mai, le mois de Marie.
Faisons notre chapelet durant ce mois de Marie et, pour les habitués, rentrez encore en profondeur dans cette prière. ne priez pas par habitude mais demandez au Seigneur de renouveler en vous la ferveur de cette priére
Écoutons l’histoire de Bartolo Longo, ce sataniste qui est devenu saint.
Saint Bartolo Longo naquit dans une famille catholique fervente près de Brindisi, dans le sud de l’Italie. Enfant brillant mais espiègle, il commença à s’égarer à l’âge de dix ans après la mort de sa mère. Son adolescence fut une période de grands bouleversements dans son pays, alors que Garabaldi cherchait à abolir les cités-États papales et à unifier l’Italie. Lorsqu’il entra à la faculté de droit de l’université de Naples, nombre de ses professeurs étaient d’anciens prêtres prêchant un nationalisme virulent contre l’Église. Il fut rapidement emporté par leur ferveur. « Moi aussi, j’en suis venu à haïr les moines, les prêtres et le pape », écrira-t-il plus tard, « et en particulier [je détestais] les Dominicains, les adversaires les plus redoutables et les plus furieux de ces grands professeurs modernes, proclamés par l’université fils du progrès, défenseurs de la science, champions de toutes les libertés. »
Dans sa confusion et son désarroi, sans Dieu vers qui se tourner, il commença à consulter certains des médiums notoires de Naples. Ce fut son initiation à l’occultisme. Bientôt, sa soif de surnaturel le mena au satanisme pur et simple. Après une période d’études intenses et de jeûnes si rigoureux qu’il fut réduit à l’état de squelette, il fut consacré prêtre satanique et promit son âme à un démon. L’année suivante, il présida des offices sataniques et prêcha avec une audace et un blasphème croissants contre Dieu et l’Église, les présentant, dans un renversement diabolique, comme les véritables maux.
Sa famille, restée au pays, tenta en vain de le dissuader de suivre la voie qu’il avait choisie. Ils se mirent alors à prier et à implorer l’aide de quiconque pourrait leur venir en aide. Le professeur Vincenzo Pepe, un professeur d’université profondément catholique, répondit à leur appel. Il commença à rencontrer Bartolo et l’interpella : « Veux-tu mourir dans un asile et être damné pour l’éternité ? » Bartolo ne pouvait ignorer son état psychologique et physique. Le professeur Pepe finit par le convaincre de consulter un prêtre dominicain qui, après trois semaines de longs entretiens, put, le jour de la fête du Sacré-Cœur en 1865, le réintégrer dans l’Église et lui accorder l’absolution.
Pour veiller sur lui, le professeur Pepe autorisa Bartolo à venir vivre chez lui et commença à l’entourer de catholiques fidèles et dévoués. Pendant deux ans, Bartolo travailla chaque jour, en guise de pénitence volontaire, à l’hôpital napolitain des incurables. Il priait. Il entra dans le Tiers-Ordre dominicain. Il fit vœu de célibat pour servir Dieu d’un cœur sans partage. Il chercha à expier son scandale en retournant dans ses repaires satanistes, en brandissant le chapelet et en renonçant publiquement à ses anciennes pratiques.
Mais il désespérait toujours. Il ne pouvait se pardonner ni imaginer comment Dieu pourrait jamais le pardonner. Un jour, alors qu’il réglait des affaires juridiques à Pompéi pour sa cliente, la comtesse Mariana di Fusco, et qu’il constatait l’ampleur de la pauvreté, de l’ignorance, de la corruption morale et de la dépendance à la sorcellerie de la population, Dieu lui révéla comment il pouvait être sauvé et comment il pouvait consacrer sa vie à sauver les autres.
« Un jour, dans les champs près de Pompéi, écrivit-il, je me suis souvenu de ma condition passée de prêtre de Satan… Je me suis dit que, de même que le sacerdoce du Christ est éternel, le sacerdoce de Satan l’est aussi. Aussi, malgré mon repentir, je me suis-je dit : je suis encore consacré à Satan, je suis encore son esclave et sa propriété, car il m’attend en enfer. En méditant sur ma condition, j’ai éprouvé un profond désespoir et j’ai failli me suicider. Alors, j’ai entendu l’écho de la voix de Frère Alberto répétant les paroles de la Vierge Marie : “Celui qui propage mon Rosaire sera sauvé.” Tombant à genoux, je me suis exclamé : “Si tes paroles sont vraies, si celui qui propage ton Rosaire sera sauvé, alors je serai sauvé, car je ne quitterai pas cette terre sans avoir propagé ton Rosaire.” »
Il passa le reste de sa vie, à partir de Pompéi, à propager le Rosaire et à imiter les mystères qu’il renferme. Grâce au soutien financier de la comtesse, il fit construire la célèbre basilique Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, fonda des écoles primaires et des orphelinats, et inaugura une imprimerie et une école technique afin d’offrir aux enfants de condamnés une vie meilleure. Il écrivit des ouvrages sur le Rosaire, composa des neuvaines et des manuels de prière. Cet ancien sataniste devint par la suite un ami du pape Léon XIII, fervent dévot du Rosaire. De Pompéi, il lança également le mouvement populaire qui aboutit à la proclamation dogmatique solennelle de l’Assomption en 1950.
Son apport le plus durable restera sans doute les Mystères Lumineux du Rosaire. C’est dans les écrits de saint Barthélemy que le pape Jean-Paul II puisa non seulement l’idée de mystères couvrant la période du ministère public de Jésus, mais aussi la définition de chaque mystère et le nom donné à l’ensemble des cinq. Lorsqu’il a proposé les nouveaux Mystères de Lumière dans son encyclique de 2002 « Le Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie », le pape Jean-Paul II n’a pas hésité à montrer son soutien à Dieu.
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Pour terminer, je voudrais vous donner 03 petits conseils pour faire le chapelet
- La prière du chapelet peut être longue et ennuyeuse pour un débutant. Nous sommes tous passés par là. Tu peux la faire en plusieurs parties: une le matin, une à midi et une le soir.
- Tu peux dire ton chapelet dans les moments vides de ta vie: dans les embouteillages, dans la queue, à la cuisine. “Perds” ton temps avec la Vierge Marie.
- Ne te gêne pas si tu as l’impression que ta prière est vide et mécanique. Ou alors que les distractions t’assaillent. Notre Sainte Patronne, Thérèse de l’Enfant Jésus est passée par là.